Tumeurs au Cerveau : types, symptômes, chance de vie, métastase, dépistage et opération ?

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La tumeur au cerveau est un mal à ne pas prendre à la légère. Plusieurs personnes en meurent lorsqu’il n’est pas vite traité. Il s’agit d’une boule formée d’un ensemble de cellules qui se multiplient de manière anarchique dans une zone du cerveau. La tumeur peut se développer dans n’importe quelle région du cerveau. Elle se manifeste de plusieurs manières.

Lorsqu’on parle de tumeur du cerveau, beaucoup pensent qu’il est presque impossible de la guérir. Découvrez à travers cet article les traitements possibles en passant par les types, les symptômes, le mode de propagation et le diagnostic.

1- Types de Tumeurs au cerveau

Il existe plusieurs types de tumeurs au cerveau. Cela varie en fonction de la zone du cerveau dans laquelle les tumeurs se développent. Comme types, nous avons les tumeurs cérébrales primitives localisées dans le cerveau et celles secondaires résultant de la prolifération des cellules cancéreuses dans un autre organe.

Les tumeurs primitives sont séquencées en plusieurs catégories.

Les gliomes

Ce sont des tumeurs très malignes qui représentent la plupart des tumeurs cérébrales. Elles se forment à partir des gliales.

L’astrocytome

C’est une tumeur qui touche les astrocytes. Ces derniers sont des cellules gliales présentes dans les zones du cerveau. La gravité de ce cancer est déterminée par son étendue. Il faudrait alors vite consulter un médecin dès l’apparition des premiers signes.

L’épendyme

C’est une tumeur souvent très bénigne qui touche les ventricules du cerveau ou les canaux qui transportent le liquide céphalo-rachidien.

Le glioblastome

 Le glioblastome représente près de 20 % des tumeurs cérébrales. Il s’agit d’une tumeur à évolution très maligne.

Les tumeurs cérébrales secondaires quant à elles, sont des tumeurs malignes métastatiques qui proviennent d’un autre organe affecté par un cancer.

2- Les différents symptômes

Les symptômes de la tumeur au cerveau sont nombreux et dépendent également de la région du cerveau dans laquelle la tumeur se localise. Chaque région du cerveau a des fonctions qui lui sont bien définies. L’apparition d’une tumeur cérébrale provoque des troubles moteurs, cognitifs ou comportementaux.

Il existe également plusieurs symptômes indirects liés à une augmentation de la pression (hypertension intracrânienne) et à la compression des structures du cerveau. Ainsi, selon la localisation de la tumeur, on a les symptômes suivants :

  • des troubles sensitifs de la marche, de la vision et de l’audition (tumeur logée dans le lobe pariétal) ;
  • des troubles de la mémoire, de l’attention, du comportement et du langage (tumeur logée dans le lobe frontal).
  • des troubles de la mémoire, du comportement alimentaire et social, voire des crises d’épilepsie (tumeur logée dans le lobe temporal) ;
  • lorsque la tumeur est logée dans le tronc cérébral, on note des troubles respiratoires et des troubles cardiaques.

De façon générale, les tumeurs au cerveau se manifestent par :

  • des maux de tête fréquents et intenses s’assimilant à une migraine ;
  • des troubles digestifs qui peuvent provoquer des nausées et des vomissements ;
  • des troubles de la vue caractérisés par une vision floue et une perte temporaire de la vision périphérique
  • des troubles neuro-sensitifs (engourdissements, fourmillements, paralysies, faiblesse d’un seul côté du corps, vertiges) ;
  • des troubles de la mémoire évoluant vers l’amnésie ;
  • des pertes d’équilibre et des troubles de la coordination ;
  • une perte d’appétit et un amaigrissement.

Parfois, la personne atteinte peut prendre du poids sans pour autant changer son régime alimentaire. C’est notamment le cas de l’adénome hypophysaire qui engendre des troubles métaboliques et hormonaux. Dans ce cas, l’on observe parfois chez les femmes des troubles de menstruations. Cette anomalie ressemble souvent à une aménorrhée.

Toutefois, certaines tumeurs cérébrales ne présentent aucun symptôme. Ce qui signifie généralement qu’elles se développent assez lentement. L’apparition des symptômes peut aussi être soudaine compte tenu de la rapidité à laquelle la tumeur se développe.

3- Chance de vie

Il existe plusieurs méthodes d’évaluation et de définition des statistiques de survie au cancer du cerveau.

Il s’agit de :

  • la survie nette (la probabilité qu’ont les personnes atteintes à survivre en l’absence d’autres causes de décès) ;
  • la survie selon les facteurs pronostiques.

La chance de survivre au cancer du cerveau varie selon le grade, la particularité et l’emplacement de la tumeur dans le cerveau. De nombreux facteurs peuvent affecter la chance de vie face à cette maladie. Une tumeur de bas grade engendre un meilleur pronostic qu’une tumeur de haut grade. Les personnes âgées de moins de 65 ans ont plus de chance de survivre au cancer du cerveau. De plus, les personnes ayant un meilleur indice fonctionnel et un bon état neurologique ont des chances de survie élevées.

Si la tumeur au niveau du cerveau est totalement retirée pendant la chirurgie, l’individu a plus de chances de survivre. Néanmoins, lorsqu’elle est dans une zone difficile d’accès, les chances de la retirer deviennent faibles. Le patient a dans ce cas, moins de chances de survivre.

4- La Métastase

On parle de métastase lorsque le matériel génétique de certaines cellules est modifié. Cette modification est due à la présence de tumeur au niveau de l’organe affecté. Cette situation développe les cellules de manière excessive. Dans d’autres cas, les tissus cellulaires se développent dans les cellules voisines. Lorsque ces cellules entrent dans le système sanguin, elles sont transportées très loin. Ainsi, d’autres tumeurs forment des métastases dans d’autres parties du corps. En ce qui concerne une tumeur au cerveau, les cellules cancéreuses se propagent du cerveau au liquide céphalorachidien (LCR) et atteignent ensuite la colonne vertébrale.

5- Le dépistage de la maladie

Le cancer au cerveau peut-être rapidement dépisté dès l’apparition des premiers symptômes. Lorsque ces derniers se présentent, vous devez vous faire consulter par un médecin. Si les symptômes montrent que c’est une tumeur cérébrale, le médecin peut recourir à une analyse clinique complète. Au cas où les symptômes ne seraient pas présents, il peut toutefois prescrire des examens d’imagerie médicale. Ces examens permettent d’évaluer les capacités actuelles de l’ouïe, des sensations tactiles, des réflexes et bien d’autres.

6- Quelle opération ?

La tumeur au cerveau peut se guérir par des opérations diverses.

6-1- La chirurgie

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Une opération chirurgicale est le traitement auquel on fait recours si la tumeur ne s’est pas encore propagée. Par contre, si cette dernière s’est déjà trop répandue, il n’est pas toujours indiqué d’opérer le patient. L’opération peut endommager certaines parties du cerveau. Elle peut également compromettre la vision du patient en abîmant le nerf optique.

Certaines études estiment que lorsqu’un patient souffrant de la tumeur cérébrale perd l’utilité d’un de ses membres, il devient très vulnérable en cas de rechute. Parfois, il n’est pas possible de retirer toutes les cellules atteintes de cancer dans la zone du cerveau.

6-2- Une radiothérapie par bistouri à rayon gamma

La radiothérapie par bistouri à rayon gamma est plus précise et puissante que la technique de la radiothérapie traditionnelle. Cette opération n’est souvent pas le premier moyen à faire recours pour traiter une tumeur au cerveau. Cependant, elle permet un adoucissement malgré la progression du cancer. 

6-3- La chimiothérapie

La chimiothérapie permet généralement de freiner l’évolution de la maladie. Toutefois, les résultats sont ralentis à cause de la difficulté qu’éprouvent les traitements à franchir la barrière hémato-encéphalique.

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