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Top 12 des meilleurs cyclistes français de l’histoire

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Top 12 des meilleurs cyclistes français de l’histoire

Sport très populaire en France, le cyclisme a vu naître un grand nombre de champions légendaires dans l’hexagone. Grâce à leurs exploits titanesques, ces champions ont fait la gloire du cyclisme français, le plaçant très haut sur l’échiquier mondial de la discipline. Dans cet article, découvrez l’histoire de 12 cyclistes français qui se sont classés parmi les meilleurs que ce sport n’ait jamais connu.

12. Lucien Petit-Breton

De son vrai nom Lucien Georges Mazan, Lucien Petit-Breton voit le jour en octobre 1882 à Plessé et est l’un des coureurs phares du début du XXe siècle. Ayant commencé le cyclisme contre l’avis de son père, il s’est trouvé un nom de remplacement afin que son succès grandissant n’atteigne pas les oreilles de ce dernier.

Petit-Breton entame sa carrière professionnelle en 1902 au sein de l’équipe des « Pros individuels », et remporte cinq et six ans plus tard deux Tours de France d’affilés. Il a gagné au total sept étapes du tour de France, une étape du Tour d’Italie, ainsi que trois grands classiques. Il s’agit notamment de Milan-San Remo en 1907, de Paris-Tours en 1906 et de Paris-Bruxelles en 1908. Mort à 35 ans à Troyes, Lucien Petit-Breton est resté une figure emblématique du cyclisme, aussi bien français que mondial.  

11. Richard Virenque

Considéré comme l’un des meilleurs grimpeurs de tous les temps, Richard Virenque voit le jour au Maroc en 1969. Il commence son parcours professionnel en 1991 au sein de l’équipe RMO et rejoint l’année suivante l’équipe Festina. À partir de ce moment, sa carrière entière prend une tournure qui restera dans les annales. La même année, en 1992, il gagne pour la première fois une étape du prestigieux Tour de France.

Il a gagné au total sept étapes du Tour de France, une étape du Tour d’Italie, ainsi que le prix de la combativité des Tours de France 1996, 1997 et 2004. Il remporte également le classique Paris-Tours en 2001, et prend sa retraite sportive en 2004. Sa carrière a toutefois été entachée par une affaire de dopage en 1998. Cette année-là, le soigneur de son équipe a été saisi avec une importante quantité de produits dopants et en conséquence, toute l’équipe fut suspendue. Hors des pistes de cyclisme, Richard Virenque était un grand amateur de musique. Il a notamment sorti un album en 2002 et a pris part à l’émission « Danse avec les stars » en 2015.

10. Laurent Jalabert

Coureur très complet, Laurent Jalabert est né en novembre 1968 à Mazamet, et a commencé une carrière de cyclisme professionnelle dès ses 21 ans. Il a remporté au cours de son immense carrière qui a duré 13 ans, un total de 138 victoires. Il compte notamment une victoire au Tour d’Espagne en 1995, ainsi que des victoires aux championnats du contre-la-montre en 1997 et de France sur route en 1998. Numéro 1 mondial de sa discipline à quatre reprises, Laurent Jalabert a également été vainqueur de 4 étapes dans le Tour de France.

Il s’est par ailleurs illustré dans les autres grands tours en remportant 18 étapes du Tour d’Espagne, et 3 étapes du Tour d’Italie. Meilleur grimpeur du Tour d’Espagne 1995, et des Tours de France 2001 et 2002, Jalabert a pris sa retraite sportive en 2002 à l’âge de 34 ans. Il est depuis consultant pour plusieurs chaînes sportives françaises, et a été choisi comme sélectionneur de l’équipe française pour les Jeux olympiques de 2009.

9. Raphaël Geminiani

Surnommé le « Grand Fusil » en raison de ses accélérations continues et de sa ténacité, Raphaël Geminiani est né en 1925 à Clermont-Ferrand. Fils d’immigrants italiens ayant fui la violence fasciste, il a commencé sa carrière professionnelle en 1946, et s’est tout de suite révélé comme un grimpeur talentueux. Il compte au cours de sa carrière sept victoires d’étapes du Tour de France, ainsi que deux victoires d’étapes du Tour d’Italie.

Ayant également remporté le Championnat de France sur route en 1953, Raphaël Geminiani était un attaquant infatigable avec un tempérament très développé. Après avoir mis un terme à sa carrière professionnelle, il est resté très actif dans le monde du cyclisme. Directeur sportif de la légende Jacques Anquetil, il est aujourd’hui considéré comme faisant partie des personnalités les plus influentes du cyclisme français.

8. André Leducq

Né en février 1904 à Saint-Ouen, André Leducq a fait ses débuts dans le cyclisme en tant qu’amateur et est devenu professionnel en 1926. Amateur, il montrait déjà des compétences au-dessus de la moyenne, et les a confirmées en remportant le championnat mondial sur route en 1924. En 1927, il rejoint l’équipe Alcyon qui était la formation dominante du moment et est vainqueur de trois étapes du Tour de France. L’année suivante, il remporte Paris-Roubaix, et finit deuxième du Tour de France après avoir gagné un total de quatre étapes.

Il a continué à briller sur le Tour de France et a notamment terminé victorieux de cinq étapes de ce tour lors de sa participation en 1929. Excellent sprinter, mais aussi grimpeur et coureur de fond talentueux, il finit par remporter le Tour de France par deux fois en 1930 et 1932. Au cours de sa carrière, il a remporté au total vingt-cinq étapes de ce tour, et a également terminé vainqueur du classique Paris-Tours en 1931. Décédé en 1980 à Marseille à l’âge de 76 ans, André Leducq est considéré comme faisant partie des plus grands athlètes de l’histoire du cyclisme français.

7. André Darrigade

Surnommé « Le Lévrier des Landes » André Darrigade est une légende du cyclisme français qui a vu le jour en 1929 à Narrosse. Considéré comme l’un des meilleurs sprinteurs de l’histoire, il compte à son palmarès de nombreuses victoires qui resteront à jamais dans l’esprit des fans. Vainqueur de 22 étapes sur le Tour de France, et d’une étape sur le Tour d’Italie, il remporte le Tour de Lombardie en 1956. Il remporte également le prix de la combativité du Tour de France la même année.

Routier chevronné, il a été vainqueur du championnat de France sur route en 1955, ainsi que du championnat mondial sur route quatre ans plus tard. Connu pour sa personnalité charismatique et son franc-parler, André Darrigade possédait un sens aigu de la tactique en course. Décédé en 1929 à l’âge de 93 ans, il a su gagner le respect et l’admiration aussi bien de ses adversaires que de la communauté du cyclisme dans son ensemble.

6. Bernard Thévenet

Né en janvier 1948 dans une famille d’agriculteur en Saône-et-Loire et surnommé « Nanard », Bernard Thévenet était un coureur cycliste professionnel français. En grandissant dans sa ville natale, il voit passer pour la première fois le défilé de la Grande Boucle en 1961. Naît alors à ce moment une profonde admiration pour les cyclistes et pour le cyclisme lui-même. Il se met au cyclisme à l’âge de 16 ans et décide de passer professionnel en 1970.

Cinq ans plus tard, en 1975, il remporte son premier Tour de France devant Eddy Merckx et récidive deux ans plus tard en battant Hennie Kuiper. Il a également inscrit son nom parmi ceux des vainqueurs de nombreuses autres compétitions prestigieuses telles que le Tour d’Espagne, ou le Critérium du Dauphiné libéré. Le Tour de Romandie et le Tour de Catalogne sont aussi des compétitions qu’il peut être fier d’avoir remportées. Bernard Thévenet quitte le monde du cyclisme professionnel en 1981 et a depuis revêtu de nombreuses autres casquettes. Il a notamment écrit deux livres, été directeur sportif, consultant pour des médias français, et a participé à la réalisation de documentaires sur le cyclisme. 

5. Raymond Poulidor

Connu comme « l’éternel deuxième », parce qu’il a toujours terminé deuxième ou troisième du Tour de France, Raymond Poulidor est né en avril 1936 à Masbaraud-Mérignat. Il n’a en effet jamais réussi à remporter la prestigieuse compétition malgré ses huit podiums, mais n’en demeure pas moins un formidable cycliste. Il a notamment été vainqueur du Tour d’Espagne en 1964, de la Flèche wallonne en 1963, ainsi que trois championnats de France. Il a également terminé en tête du Milan-San Remo, et a obtenu une médaille de bronze aux championnats mondiaux de cyclisme sur route en 1974.

Raymond Poulidor a également marqué l’histoire par ses batailles ardues avec les immenses champions de l’époque qu’étaient Jacques Anquetil et Eddy Merckx. Très apprécié du public français en raison de sa persévérance et de sa modestie, il a continué à se faire aimer et respecter même après qu’il a mis fin à sa carrière professionnelle. Décédé en novembre 2019, Raymond Poulidor reste à ce jour une icône du cyclisme français.

4. Laurent Fignon

Deux fois vainqueur du Tour de France (1983 et 1984), ainsi que du tour d’Italie en 1989, Laurent Fignon est né en 1960 dans le 18e arrondissement de Paris. Après avoir débuté sa carrière professionnelle en 1982, il montre rapidement des aptitudes qui le placent au-dessus de la mêlée. L’année d’après, en 1983, il confirme tous les espoirs placés en lui en remportant le prestigieux Tour de France. Il était également sur le point de remporter son troisième Tour de France en 1989, mais n’a pas pu résister à la fougue de Greg LeMond qui le devança de 8 secondes.

Outre ces grands tours qu’il peut se targuer d’avoir remportés, Fignon a également inscrit son nom au palmarès d’autres courses de renom. Il s’agit notamment de la course classique Milan-San Remo en 1988 et 1989, ainsi que du championnat français sur route auquel il participa en 1984. Une fois sa carrière professionnelle terminée, il est devenu organisateur de courses cyclistes, créant la course Paris-Corrèze en 2001. Mort en 2010 dans le 13e arrondissement de Paris des suites d’un cancer avancé, Fignon reste et demeure à ce jour un immense champion du cyclisme français et mondial.

3. Louison Bobet

Considéré comme faisant partie des meilleurs athlètes de l’histoire du cyclisme, Louis « Louison » Bobet a vu le jour en 1925 à Saint-Méen-le-Grand. Passionné du vélo depuis son jeune âge, il livrait à vélo du pain pour son père, boulanger à partir de ses dix ans. Il est alors tombé en admiration devant ce sport, et a entamé une carrière de cyclisme professionnelle en 1947. Au cours de cette carrière, et faisant preuve d’une grande endurance couplée à une force mentale à toute épreuve, Bobet a remporté de nombreuses courses de prestige.

Au nombre de celles-ci, se trouve notamment trois Tours de France d’affilés qu’il remporta à partir de 1953. Il s’agissait alors d’un événement qui n’avait encore jamais eu lieu dans l’histoire de la compétition. Il a également été victorieux du Championnat du monde en 1954, ainsi que de plusieurs classiques tels que Milan-San Remo, le Tour des Flandres ou encore le Critérium du Dauphiné libéré. Au terme d’une riche carrière professionnelle, Louison Bobet s’est reconverti dans la thalassothérapie et est devenu un homme d’affaires prospère. Décédé à Biarritz le 13 mars 1983, Bobet était un coureur cycliste français légendaire, dont les victoires et la personnalité ont marqué l’histoire du cyclisme professionnel.

2. Jacques Anquetil

Né en 1934 à Mont-Saint-Aignan, Jacques Anquetil était le premier cycliste, et l’un des rares à avoir été victorieux lors des trois grands tours majeurs européens. Il compte à son palmarès cinq Tours de France, dont quatre d’affilés (1961 à 1964), ainsi que deux Tours d’Italie et un Tour d’Espagne. Connu pour son style de course élégant et sa personnalité complexe, il avait également le record du monde de l’heure en 1956.

L’un des faits notables concernant la carrière de Jacques Anquetil est notamment sa victoire au Tour de France en 1961 face à son grand rival Raymond Poulidor. Il devança Raymond de 14 secondes, et s’adjugea une victoire que beaucoup de fans n’arrivaient pas à digérer. La raison est qu’il n’était tout simplement pas populaire auprès du public, alors que Raymond était pour sa part le coureur que ce dernier portait dans son cœur. Mort en 1987 à Rouen, Jacques Anquetil laissera derrière lui une carrière qui a inspiré une nouvelle génération de coureurs cyclistes partout dans le monde entier.

1. Bernard Hinault

Professionnel de 1975 à 1986, Bernard Hinault a marqué de son empreinte le monde du cyclisme entre les années 1978 et 1986. Il a été vainqueur de 216 victoires au cours de sa carrière, au nombre desquelles se trouvent cinq Tours de France, trois Tours d’Italie, ainsi que deux Tours d’Espagne. Il est notamment le troisième coureur à avoir gagné cinq Tours de France, et compte vingt-huit victoires d’étape lors de ses huit différentes apparitions à la compétition.

Hinault compte également à son palmarès un championnat mondial sur route arraché en 1980 à Sallanches, en France, devant une foule en délire. Célèbre pour son franc-parler et ses coups de gueule, il bénéficie d’une grande notoriété auprès du public français, surtout après son retour de blessure en 1984. Après avoir dit au revoir au monde professionnel en 1986, Hinault est resté impliqué dans le monde du cyclisme en tant que consultant, entraîneur et organisateur de courses. Au côté des autres légendes de la discipline, il est aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs athlètes à n’avoir jamais pratiqué le cyclisme.