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Top 10 des faits intéressants sur le cerveau

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Top 10 des faits intéressants sur le cerveau
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Organe mystérieux et complexe du corps humain, le cerveau comporte plusieurs secrets jusque là inconnus. Cet organe est responsable à lui seul de multiples fonctions dans le corps humain. Au quotidien, les scientifiques ne cessent de chercher à en savoir plus sur cet organe pourtant il reste encore beaucoup à découvrir. Pour vous donner une idée de quelques-unes de ces découvertes, cet article vous propose un top 10 des faits intéressants sur cet organe.

10. Les lésions cérébrales peuvent changer le comportement

Les informations obtenues sur le cerveau proviennent principalement d’observations faites après un accident. Le cas le plus connu est celui de Phineas Gage qui en 1848, a été victime d’un accident anormal. Étant contremaître d’une compagnie de chemin de fer, lors de son service, un bourroir lui a traversé la tête.

M. Gage était un homme intègre et très responsable. Mais, suite à cet accident qui a endommagé son lobe frontal, il a changé de comportement. Il est devenu impulsif, irrespectueux et enfantin. Cet accident a permis aux scientifiques d’alors de comprendre l’impact de l’attente du lobe frontal sur la personnalité d’un homme.

9. Le cerveau ne ressent pas vraiment de douleur

En effet, le cerveau est un organe sans récepteurs sensoriels de douleur, il est donc insensible à la douleur. C’est pour cette raison que lors des opérations complexes, les neurochirurgiens permettent au patient de rester éveillé. Le patient a même le droit de faire une activité lors de l’opération. Ainsi, le chirurgien s’assure que son opération n’a aucune influence sur certaines zones du cerveau.

C’est le cas de l’opération effectuée sur la violoniste britannique Dagmar Turner. En effet, lors de son opération de retrait de tumeur, les médecins lui ont permis de jouer du violon. C’était un bon moyen de s’assurer que toutes les zones du cerveau fonctionnent bien.

8. Le cerveau est toujours actif

L’idée la plus répandue est que l’être humain n’utilise qu’en moyenne un faible pourcentage des capacités cérébrales. Cette information est fausse, car le cerveau humain est toujours actif même lorsque vous dormez. Le cerveau doit rester actif pour toute personne en vie. Il faut quand même noter que l’activité cérébrale varie selon les individus et les circonstances.

En réalité, le cerveau humain est composé de quatre parties que sont les paires de lobes disposés de chaque côté de la tête. Ainsi, vous avez les lobes occipitaux à l’arrière, les lobes frontaux en avant, les lobes temporaux en dessous et les lobes pariétaux au milieu. Les lobes occipitaux permettent de traiter les informations visuelles.

Les lobes frontaux sont impliqués dans les processus cognitifs. Il s’agit de l’apprentissage, de l’attention, de la créativité, du contrôle des muscles. Ils sont responsables des souvenirs ainsi que de la régulation de notre personnalité et de nos émotions. Quant aux lobes temporaux, ils reçoivent les informations propres aux sons tels que la parole. Par contre, les lobes pariétaux sont responsables des fonctions telles que les calculs, le traitement d’informations visuo-spatiales. Ils interviennent aussi en cas de traitement sensoriel.

7. L’empathie s’explique par les neurones miroirs

Il vous arrive parfois que vous ayez envie de pleurer lorsque quelqu’un d’autre est triste, c’est un phénomène normal. Il s’agit de l’empathie découverte en 1991 par Giacomo Rizzolatti comme étant due aux neurones miroirs présents dans le cerveau.

Ces neurones se déclenchent souvent lorsque vous voyez quelqu’un d’autre bouger. Inconsciemment, vous imitez son action ainsi vous partagez non seulement son expérience, mais aussi ce qu’il ressent. Pour vérifier cette théorie, vous pouvez faire une action comme tirer la langue devant un enfant. Vous allez constater qu’il aura la même réaction. Grâce aux neurones miroirs, vous pouvez partager et mieux interpréter les expériences des autres.

6. Le cerveau de l’homme est plus grand que celui de la femme

Le cerveau de l’homme fait environ 1290 m3 par contre celui de la femme est de 1130 cm3. La différence de taille est donc de 10 voire 15 %, mais ce n’est en aucun cas un facteur agissant sur le quotient intellectuel. Il n’est donc pas possible de se baser sur cette différence et prétendre que l’homme est plus intelligent que la femme.

La science explique cette différence de taille par des différences au niveau structurel et au niveau des différentes fonctions du cerveau. Une étude réalisée en 2014 déclare que les cerveaux masculins ont plus de connexions internes aux hémisphères. Par contre, les cerveaux féminins ont une meilleure connectivité entre les deux hémisphères.

5. Le cerveau ne cesse de se développer même à l’âge adulte

Suite à une étude réalisée en 2017, le cerveau humain n’arrête pas de produire des neurones dans l’enfance. Elle continue même à l’âge adulte. En effet, à cet âge, l’homme continue de reconnaître les visages tout comme quand il était enfant. Selon les chercheurs, cette capacité de reconnaissance s’améliore avec le temps.

La région du cerveau impliqué dans la reconnaissance est le gyrus fusiforme. Sur la base des analyses, les chercheurs ont montré que dans cette région du cortex, la matière grise est de 12,6 % de plus que chez les enfants. C’est la preuve que beaucoup de remodelages ont lieu entre l’enfance et l’adolescence.

4. Le cerveau peut se reconnecter et s’auto réparer

Autrefois, la pensée commune était que depuis la naissance, les cellules et les circuits neuronaux étaient en nombre fixe. Mais les scientifiques ont découvert que suite à une blessure ou suite à une déficience, le cerveau est en mesure de compenser les déficits et de s’auto réparer.

Cet état de choses s’explique par la plasticité cérébrale. Il s’agit de la capacité du cerveau à créer de nouvelles connexions entre neurones, c’est un bon moyen pour apprendre de nouvelles compétences. Il existe à ce jour plusieurs exemples de neuroplasticité. Les patients qui guérissent d’un AVC en sont la preuve tout comme les toxicomanes qui ne sont plus addicts. Par ailleurs, il faut aussi remarquer que lorsqu’un enfant qui a moins de cinq ans a une lésion cérébrale, la réorganisation cérébrale est plus rapide.

3. Les hémisphères du cerveau fonctionnent parfois indépendamment

Le cerveau se compose de deux hémisphères droit et gauche composés chacun de différents lobes. Mais, il peut arriver que ces composants soient séparés à la naissance ou suite à une opération chirurgicale. Ainsi, lorsque c’est le cas, les hémisphères ne communiquent plus entre elles. Chacune d’entre elles agit indépendamment de l’autre.

Chez certaines personnes, vous pouvez constater des conflits entre la partie gauche et la partie droite du corps. L’hémisphère gauche et l’hémisphère droit peuvent vouloir faire autre chose. Ce phénomène reste tout de même rare.

Vous pouvez remarquer ce phénomène dans le langage de la personne victime de cette séparation. En effet, il est difficile de bien décrire ce qu’a vu l’œil droit puisque c’est l’hémisphère droit qui s’en occupe. Puisque la transmission d’informations n’a pas lieu, la description devient impossible. Pour y remédier, vous pouvez pratiquer une activité physique régulière afin de reconnecter les deux hémisphères.

2. Un grand flux d’informations se transmet par le cerveau

Au quotidien, le cerveau reçoit plusieurs informations régulées par deux circuits principaux. Lorsque le cerveau reçoit des informations, elles sont dites sensorielles, mais celles qui en sortent sont dites motrices. Il faut noter que lorsque le cerveau reçoit ces informations, vous pouvez ne pas le savoir. En réalité, cela se produit dans des zones du cerveau où les informations inconscientes sont traitées.

Les informations reçues par le cortex cérébral peuvent être en rapport avec la position des muscles, mais vous pouvez ne pas vous en rendre compte. Ce n’est qu’au moment où la position change que vous remarquez que les informations sont transmises au cerveau. Outre les informations sensorielles, les informations motrices se transmettent involontairement au cerveau. La respiration en est un exemple.

1. Le cerveau dispose de plusieurs mémoires

Les différentes informations auxquelles vous êtes confrontés au quotidien sont enregistrées par le cerveau. En effet, ce dernier se compose de trois types de mémoires à savoir : la mémoire sensorielle, la mémoire à court terme et la mémoire à long terme. Ces mémoires constituent des étapes que les souvenirs peuvent atteindre une fois dans le cerveau.

La mémoire dite sensorielle est la toute première étape. Elle sert à avoir une perception continue de la réalité. Ainsi, lorsque vous êtes face à une image, un son, une sensation physique, cette mémoire l’enregistre automatiquement. Mais, ce n’est que pour une seconde et vous n’en avez pas toujours conscience. Pour qu’une information puisse aller à la seconde étape, il faut que la conscience s’y intéresse.

La mémoire dite à court terme quant à elle retient pendant quelques secondes voire une minute. En effet, ce que vous percevez y demeure pendant ce laps de temps pour disparaître après. Cette mémoire intervient par exemple lorsque vous retenez rapidement un numéro. Toutefois, cette information peut persister et aller dans la mémoire à long terme. Pour cela, il faut qu’elle soit traitée, répétée, qu’elle ait du sens et crée des liens avec d’autres souvenirs préexistants.

Lorsque vous avez un souvenir qui a plus d’une minute, c’est la mémoire à long terme qui s’en occupe. En effet, cette mémoire n’a pas de limite et c’est elle qui intervient lorsque vous apprenez. Par ailleurs, cette mémoire peut garder un souvenir pendant toute une vie, mais avec le temps elle peut connaître des déformations.