Il est indispensable d’apprendre à décrypter les émotions d’un cheval pour pouvoir assurer son bien-être et sa sécurité. En effet, lorsqu’il ressent de la peur ou est stressé, il peut développer des réactions imprévisibles pouvant causer des accidents. Ces derniers l’affectent certes, mais auront également des conséquences sur le cavalier. Découvrez donc dans ce guide comment décrypter les émotions d’un cheval.
Le plaisir et le bien-être
Pour pouvoir décrypter les émotions chez le cheval, il faut faire attention à ses réactions. À cet effet, lorsque l’animal est dans un état de bien-être, il adopte généralement une posture souple. Vous remarquerez que sa tête est à hauteur moyenne, son regard est doux et ses oreilles mobiles. Lorsque le cheval ressent du plaisir, plusieurs signes peuvent permettre de le constater. C’est le cas de l’extension de l’encolure ou des lèvres frémissantes. Il suffit de vous rendre sur ce média d’équitation pour en apprendre davantage sur le sujet.
Lorsque le cheval est dans un état de bien-être, il développe des interactions sociales avec ses congénères. Par ailleurs, les vocalisations sont aussi révélatrices d’émotions. Un hennissement doux est généralement le signe d’une impatience joyeuse de retrouver son cavalier ou ses pairs. Un cheval heureux est souvent :
- Détendu ;
- Réceptif ;
- Coopératif.
Le stress
Les émotions négatives ont été beaucoup plus étudiées chez le cheval, pour la simple raison qu’elles sont souvent à la base des mauvais comportements. Or, ces derniers peuvent nuire au bien-être de l’animal, mais aussi à celui de son maître. À cet effet, le stress est le plus régulier. Il peut être lié à une situation imprévue. Pour savoir si le cheval est stressé, il faut faire attention à sa posture. Cette dernière est généralement tendue. Il a la tête haute, les oreilles en mouvement rapide et les yeux grands ouverts. Il est parfois nerveux, piaffe ou développe des réactions de sursaut pour un rien. Par ailleurs, il peut arriver qu’il transpire abondamment et que son rythme cardiaque accélère sous l’effet d’une respiration saccadée.
La peur
La peur est une émotion de survie. Elle est ancrée dans l’instinct de toutes les races de cheval. Elle peut se développer face à de nombreuses situations. Il s’agit entre autres de forts bruits et soudain, d’un espace confiné ou nouveau, d’un objet inconnu ou insolite, etc. À cet effet, lorsque le cheval se retrouve face à une menace, il peut opter pour la fuite ou le sursaut. Cependant, si l’échappatoire est impossible, il peut devenir agressif. Ses naseaux se dilatent et ses oreilles se dressent. Il suffit d’observer ses yeux pour remarquer qu’ils expriment l’alerte.
La douleur
Chez le cheval et la plupart des animaux d’ailleurs, la douleur se traduit souvent par des signes subtils comme l’isolement et la baisse de l’activité. Chez le cheval particulièrement, les oreilles sont généralement plaquées en arrière. Vous pouvez aussi remarquer une attitude crispée, un regard éteint ou des réticences lors du travail. De nombreuses personnes interprètent ces manifestations comme de la mauvaise volonté ou de la paresse. Or, elles traduisent en réalité de la souffrance.
