Bien-être du bébé : 10 conseils pour optimiser son sommeil

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Lorsque le bébé nait, les parents savent généralement que leur sommeil ne se déroulera plus comme d’habitude. Ils ne peuvent se reposer que pendant les phases de sommeil du nourrisson, qui devient alors la priorité. Ce n’est pas toujours facile, car tous les bébés sont uniques. Il faudra parfois faire usage de certaines techniques pour parvenir à les faire dormir paisiblement. Voici 10 conseils que vous pourrez dès à présent suivre, pour optimiser le sommeil de bébé.

1.      Comprendre les particularités du sommeil du bébé

Pour que le bébé puisse dormir convenablement, il est important que vous compreniez ses cycles de sommeil. Contrairement à ce que vous pensez peut-être, ils ne sont pas identiques aux vôtres. De nombreux parents ont pu par exemple remarquer certaines choses chez le nourrisson, une fois couché :

  • Mouvement des bras et des jambes ;
  • Mimiques surprenantes ;
  • Yeux qui bougent et s’entrouvrent quelques fois ;
  • Etc. 

La chose à ne surtout pas faire à ce moment est de le prendre dans vos bras. Vous risquez simplement de compromettre cette phase d’endormissement. C’est pour cette raison que vous devez choisir un matelas pour bébé confortable, et suffisamment grand pour qu’il soit à l’aise. Après cette première phase, s’en suit celle qui est beaucoup plus calme. Le bébé arrête de bouger, et sa respiration devient plus rythmée.

Vous disposez d’environ une vingtaine de minutes avant son prochain réveil. Profitez de ce temps pour vous reposer aussi.

2.      Aménager un endroit douillet pour dormir

Pour optimiser le sommeil du bébé, il est important de lui donner des repères. Les familles qui disposent d’assez d’espace prévoient alors une chambre pour le nouveau-né. Dans le cas contraire, il faudra au moins délimiter un petit coin où il se sentira en sécurité. Il est très important que le nourrisson retrouve dans cet espace, les objets et l’ambiance identiques pour s’endormir. Séparez par conséquent le lieu de nuit de l’enfant, avec ce qui reste de la pièce.

Vous pourrez vous servir d’un paravent de petite taille à cette fin. Le coin dodo de votre petit peut ensuite être garni :

  • De lumières douces ;
  • D’objets familiers ;
  • Etc. 

Il aura ainsi plus de facilité à s’endormir, et vous prendrez énormément de plaisir à l’y retrouver comme ici.

3.      Permettre l’autobercement pour mieux dormir

Vers les 18 mois, vous remarquerez peut-être que votre bébé secoue vigoureusement sa tête au moment d’aller au lit. D’autres parents ont noté que le leur cogne carrément sa tête contre les barreaux du lit. Il est tout à fait normal que vous trouviez ce comportement assez bizarre. Toutefois, il faut savoir que c’est sa manière d’évacuer tout le stress emmagasiné au cours de la journée. Ce comportement prend fin de façon naturelle vers les 24 mois.

En attendant, il faudra veiller à empêcher l’enfant de se faire mal et dormir sereinement. Pensez alors à rembourrer l’endroit où il a l’habitude de se cogner. Cela lui évitera ainsi d’avoir des bleus. Par ailleurs, ne pensez pas que votre enfant va mal et qu’il souffre d’un symptôme d’anxiété. Comme de nombreux autres enfants, il se peut même qu’il soit très joueur et sociable au cours de la journée.

4.      Faire attention aux déplacements

Votre bébé aura du mal à dormir convenablement dans les situations de déménagement, ou de départ en vacances. Cela entraine une perte des repères, ce qui a pour conséquence de fragiliser le sommeil. En tant que parents, vous pourrez limiter les dégâts et empêcher ces différents troubles du sommeil de survenir. En pratique, conservez tout qui est possible comme : 

  • Les horaires ;
  • Des draps de lit et le matelas du bébé ;
  • Le doudou ;
  • Le rituel du coucher ;
  • Etc. 

Ainsi, vous permettrez au bébé de ne pas être trop dépaysé et pourrez passer un moment de qualité avec lui comme ici. Il pourra alors s’endormir comme d’habitude. Plus les changements de cadre de vie sont importants, et plus les efforts des enfants seront grands pour s’adapter. Cela risque donc de perturber profondément leur sommeil.

5.      Accompagner bébé au lit


Au fur et à mesure que le nourrisson grandit, son sommeil suit la même courbe de progression. C’est à ce moment que les attitudes au moment d’aller au lit varient. Certains enfants sont excités à l’idée, tandis que d’autres rechignent tout simplement. Vous pourrez être aux côtés de l’enfant pour l’accompagner, et le rassurer au cours du processus. La chose la plus cruciale à faire est d’instaurer un rituel avant l’étape du dodo. Il peut s’agir de faire pipi, se brosser les dents, puis se mettre au lit.

De cette manière, vous créez un cadre rassurant pour l’enfant. Au besoin, assurez-vous que le calme règne dans la maison afin que le cadre soit propice au repos. Certains parents n’hésitent pas à masser le dos de leur enfant pour détendre les muscles, ou lui racontent alors une histoire. Soyez ferme et rassurant s’il le faut, afin que l’enfant puisse s’endormir tout seul dans certains cas.

6.      Respecter certaines règles basiques

Pour que votre bébé de moins d’un an puisse dormir sereinement, vous devrez respecter des règles de base. Voici les plus importantes :

S’assurer que le bébé s’endorme et se réveille au même endroit

De cette manière, l’enfant ne sera pas perturbé et n’aura pas à se réveiller la nuit en pleurs. Par ailleurs, il reconnaitra l’environnement dans lequel il se trouve. C’est très important pour lui et la qualité de son sommeil.

Ne pas rendre l’enfant dépendant

Certains parents pour faire dormir leur bébé se servent d’objets ou d’actions spécifiques. Il peut s’agir de la boite à musique, donner le sein, ou caresser l’enfant jusqu’à ce qu’il s’endorme. Tout cela peut paraitre anodin, mais ne permet pas à l’enfant de devenir indépendant quand vient le moment d’aller au lit. Vous aurez donc plus de mal à le coucher.

Sortir de la chambre de bébé tôt

Certains parents veulent rester aux côtés du bébé jusqu’au moment où il s’endort. Ils pensent ainsi bien faire, mais c’est tout l’effet contraire que cela produit. En permettant à l’enfant de rester seul avant l’endormissement, il apprend ainsi à ne pas craindre la solitude et la nuit. Il gagne par ailleurs en autonomie, et n’aura aucun mal à trouver le sommeil tout seul. Lorsque les parents font preuve d’assurance, l’enfant le ressent et fait pareil.

7.      Éliminer le biberon de nuit

Jusqu’à 3 mois, le nouveau-né ne dort pas en continu car il se réveille de temps en temps pour son biberon de nuit. Ce besoin n’a plus de raison d’être au-delà de 6 mois, et devient plutôt une mauvaise habitude. Vous avez donc la responsabilité d’induire le changement dans ces habitudes, et permettre au bébé de faire ses nuits. En pratique, il s’agit de régulariser le plus possible les heures des quatre ou cinq repas journaliers.

De manière progressive, vous pourrez ainsi réduire la quantité de lait disponible dans le biberon de nuit. N’hésitez pas à allaiter le bébé pendant la nuit s’il en exprime le besoin. Son odorat d’une grande sensibilité lui permet en effet de sentir la disponibilité du lait maternel.

8.       Cerner la peur du noir

Vers les 24 mois, les enfants commencent à exprimer des peurs. La plus courante est celle vis-à-vis du noir, quand ils se retrouvent seuls dans l’obscurité. Cette frayeur trouve son explication dans le changement qui s’opère dans la vie de l’enfant. Il grandit, et son imagination devient plus fertile. Cela n’impactera pas négativement le sommeil, car la peur de l’obscurité s’estompe le plus souvent aux alentours de cinq ans.

L’enfant peut aussi avoir peur d’être séparé de ses parents. Vous ne pourrez pas faire grand-chose à ce niveau. Il doit tout seul apprendre à surmonter une telle angoisse. Tout cela n’est plus d’actualité à 6 ans, car l’enfant peut déjà faire la différence entre la réalité et ses peurs imaginaires.

9.       Apprendre à dire « non »

Vous êtes sur le point de vous endormir, puis vous entendez votre bébé de 12 mois émettre un grognement dans son sommeil. Comme de nombreux parents, vous avez sans doute l’idée de vous rapprocher de lui avec un biberon chaud pour le calmer. L’intention est sans doute bonne, mais elle ne favorise en aucun cas le bien être de votre enfant. En effet, ce dernier comprendra qu’il suffit de pleurer pour avoir un biberon. Il pourrait le refaire la nuit suivante, et toutes celles d’après.

C’est ainsi que se met en place le processus des nuits infernales. Pour le bien de tous, vous devez donc apprendre à dire un ‘’non’’ ferme. Ne revenez en aucun cas sur cette décision, juste pour sécuriser l’enfant. Vous ne lui rendez pas service, et à vous non plus.

10.   Ramener le bébé dans sa chambre


À partir de 2 ans, les enfants commencent à faire preuve de plus de témérité. Ils se lèvent de leur lit, pour rejoindre celui des parents pour de nombreuses raisons. Vous ne devez pas laisser faire ce genre de choses. Certains enfants peuvent pousser le bouchon loin, et en faire un défi. Autant de fois que nécessaire, levez-vous et ramenez votre enfant dans sa chambre. Parlez-lui d’un ton ferme, mais à la fois rassurant.

Ne cédez absolument pas. Raccompagnez-le à sa chambre, puis fermez la porte. Il s’en suivra certainement une petite protestation, mais l’objectif est d’optimiser le sommeil. De cette manière, l’enfant apprendra à dormir tout seul et ne pas vous faire appel au moindre problème.