10 astuces naturelles pour faciliter l’ouverture du col de l’utérus

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Être enceinte est une étape, mais l’accouchement est encore une autre. À la fin de la grossesse, le corps de la femme est préparé à supporter toutes les étapes de la parturition. La plus importante de ces étapes est le travail. Pour faciliter le travail, il existe plusieurs astuces que la femme peut mettre en pratique avant le jour tant attendu. Voici alors dix astuces naturelles qui faciliteraient l’ouverture du col de l’utérus.

Bon à savoir

Il est très important qu’avant d’essayer l’une des méthodes indiquées ci-dessous, vous en parliez avec votre sage-femme ou votre médecin.

Ces informations peuvent toutefois ne pas convenir à toutes les femmes. Cela dépend de votre état de santé et de celui du bébé. Donc, il est important qu’avant de prendre toute décision, vous demandiez conseil à un professionnel qui vous connaît bien, et qui pourra vous donner des conseils personnalisés et basés sur votre clinique de grossesse.

En fin de grossesse, plusieurs choses arrivent à votre corps qui, en fait, se prépare au grand événement. En ce qui concerne l’utérus, sa structure se modifie considérablement dans la partie inférieure : le col de l’utérus. C’est la porte de l’utérus qui doit se ramollir, se centrer (c’est-à-dire s’aligner avec le vagin), se raccourcir et enfin commencer la dilatation. Tous ces processus sont naturels et fondamentaux. Ils se déroulent dans la phase préparatoire du travail, grâce aux contractions utérines irrégulières, à la poussée et à la position de votre bébé.

Progressivement, ces contractions deviennent régulières dans le temps et la durée, beaucoup plus exigeantes et favorisent la dilatation complète du col de l’utérus.

Si votre bébé n’est pas vraiment prêt à naître, il n’y a rien d’autre à faire que d’attendre le bon moment. Le bébé est comme un fruit : si on le cueille trop tôt il ne sera pas mûr, si on sait attendre, le fruit s’arrachera facilement et sera prêt à être mangé.

N’oubliez pas qu’une grossesse normale peut durer jusqu’à 42 semaines, donc plus vous attendez, mieux c’est. Si on vous propose une induction à la naissance bien avant 42 semaines, mais que vous et votre bébé allez bien, demandez à attendre. Commençons maintenant avec les astuces.

10. Se débarrasser de la peur de l’accouchement

La peur de l’accouchement peut affecter négativement votre expérience de naissance. Avoir peur augmente la tension dans le corps et augmente la production d’hormones de stress. Ces hormones sont des antagonistes des hormones qui sont utiles pour déclencher le travail.

Pour encourager le corps à démarrer spontanément ce processus, il est important de penser et de faire des choses agréables et positives. Cela vous fera produire des hormones comme l’ocytocine, l’hormone de l’amour, qui dans le travail a un rôle fondamental en ce qu’elle vous fait contracter  l’utérus.

9. Prenez le temps de faire une ou plusieurs visualisations chaque jour

Les visualisations sont une pratique qui aide à déplacer votre attention à l’intérieur de votre corps. Ils vous permettent de mieux prendre conscience des perceptions et des sensations que vous ressentez à l’intérieur de vous, et vous aident à vous rapprocher de votre bébé.

Cette pratique est également utile, car elle vous aide à vous détendre. Visualiser, c’est prendre un moment pour soi, reprendre le contrôle de ses pensées et les orienter vers quelque chose de positif.

Lors d’une visualisation, une voix positive vous guide en vous demandant de faire ressortir une ressource en vous. Elle attire votre attention sur une partie de votre corps ou sur une image précise et positive. En suivant cette voix, votre cerveau guidera votre corps vers un état de relaxation profonde, ce qui est très utile surtout lorsque vous êtes sur le point d’accoucher.

De plus, en recevant ces affirmations positives, le cerveau guidera votre corps pour qu’il fasse ce que vous entendez.

8. Faites des mouvements et des exercices spécifiques à la grossesse

Le mouvement est l’un des meilleurs moyens de préparer votre corps et votre bébé à l’accouchement. Plus le ventre grossit, plus il peut être difficile de faire quotidiennement des mouvements sains. Mais, rester assise sur le canapé toute la journée ne prépare non plus le corps à faire face à la dilatation du col de l’utérus.

Vous devez savoir qu’être actif aide votre corps à rester souple, mais cela motive également votre bébé à rechercher la meilleure position pour traverser le canal de naissance et naître.

Alors, qu’est-ce qu’il faut faire ?

La marche est sans aucun doute la chose la plus facile et la moins chère. Mais elle nécessite que  vous vous procuriez des chaussures appropriées. Simplement, la marche mobilise tout votre corps et aide le bébé à descendre dans le canal génital et à pousser sur le col de l’utérus, la porte de l’utérus, afin de faciliter sa préparation.

Aussi, la natationest idéale si vous en avez l’occasion.

7. Utilisez un ballon de gym aussi souvent que vous le pouvez

La balle de gym n’est rien de plus qu’une grosse balle molle qui sert à faire du mouvement.

Il est conseillé d’en acheter un qui soit adapté à votre taille, essentiellement les genoux doivent être plus bas que les hanches. L’utilisation du ballon de naissance pour s’asseoir ou faire des exercices spécifiques favorise un mouvement continu et rend le bassin doux et souple.  

Le ballon d’accouchement vous aide littéralement à augmenter l’espace dans votre basin. Il favorise également un positionnement optimal de votre bébé à l’intérieur de votre utérus, ce qui est précieux pour faire mûrir correctement le col utérin et ainsi stimuler le début du travail.

Vous pouvez également utiliser le ballon d’accouchement en vous plaçant à quatre pattes sur le sol et en le serrant contre vous. Dans cette position, vous pouvez détendre vos épaules et votre tête sur le ballon et faire des mouvements circulaires avec le bassin.

Cet exercice est particulièrement utile si votre bébé n’est pas correctement tourné ou a sa colonne vertébrale contre la vôtre.

6. Acupression de points spécifiques sur le corps

Des études scientifiques ont montré que l’acupression favorise la maturation cervicale plutôt que de réellement déclencher des contractions. Il y a deux points que vous pouvez stimuler quotidiennement lorsque vous êtes enceinte.

Le premier est situé entre le pouce et l’index de la main. Pour le trouver facilement, vous joignez ces deux doigts, vous verrez qu’il formera comme une sorte de brouillon : c’est le point à stimuler. Ce point est en position centrale entre les deux doigts. Il ne faut donc pas aller vers l’extérieur (pincer uniquement la peau) ou vers l’intérieur (sentir l’os entre les doigts), recherchez le juste milieu. Lorsque vous avez identifié le point exact, la pression doit être plus vers l’index.

Le deuxième point que vous pouvez stimuler quotidiennement se situe à l’intérieur de la jambe, au-dessus de votre cheville. Il se situe sur la ligne de la malléole. Pour la trouver, placez les 4 doigts de la main (pouce exclu) sur la jambe. Le point exact se trouvera juste au-dessus. Trouvez le point avec le pouce de la main opposée et glissez vers l’arrière du tibia jusqu’à ce que vous rencontriez une zone molle.

Pour que l’acupression soit efficace, il faut en faire quelques minutes pour chaque point (un seul côté du corps suffit) toutes les trois ou quatre heures dans la journée. La pression doit être constante, pas trop légère, mais pas douloureuse. Vous devriez ressentir une légère sensation lancinante à l’endroit où vous travaillez.

5. Stimulation des seins et des mamelons

En gros, lorsque le mamelon est stimulé, l’hypophyse produit de l’ocytocine. L’ocytocine, si vous vous en souvenez, est l’une des principales hormones du travail qui prépare le col de l’utérus à s’ouvrir et provoque la contraction de l’utérus.

Des études scientifiques ont montré comment cette méthode facilite la fois la maturation du col de l’utérus, l’apparition des contractions du travail et un bon déroulement du processus d’accouchement en général.

Il est recommandé de stimuler cette zone même pendant le travail, surtout si les contractions perdent leur rythme et leur puissance.

Vous pouvez stimuler le mamelon simplement en le prenant entre vos doigts et en faisant glisser le bout de vos doigts. Alternativement, vous pouvez également le masser doucement avec la paume de votre main ou appliquer une légère pression circulaire du doigt sur toute l’aréole (la zone la plus sombre de la peau autour du mamelon).

Cette pratique doit être agréable, pas ennuyeuse.

Massez un sein à la fois pendant environ 5 minutes, en faisant une pause entre chaque sein. Continuez pendant 25-30 minutes. Plus vous percevrez cette stimulation comme agréable, plus elle aura d’effet.

Si vous le souhaitez, vous pouvez également faire stimuler vos seins par votre partenaire : cette pratique peut aussi être excellente comme préliminaire avant de faire l’amour.

4. L’utilisation des huiles essentielles

Il faut utiliser en particulier la et le romarin.

Aucune preuve scientifique ne prouve que l’utilisation de ces huiles puisse d’une manière ou d’une autre préparer le corps à l’accouchement ou déclencher des contractions. Mais, il a été démontré que l’inhalation de ces parfums agissait sur le système limbique du cerveau, favorisant la relaxation du corps et la réduction d’éventuelles angoisses et tensions. Il est recommandé d’acheter des huiles essentielles de qualité, éventuellement à usage alimentaire et biologique.

3. Utiliser de l’huile de ricin

L’huile de ricin est une huile végétale obtenue en pressant les graines de la plante de ricin.

Cette huile est surtout connue pour ses effets de relaxations. En fin de grossesse, elle peut être une méthode naturelle pour stimuler le travail.

Les études scientifiques disponibles ont montré que l’utilisation d’huile de ricin augmente en effet la probabilité d’accoucher dans les 24 heures suivant sa prise dans 58 % des cas.

Pour être efficace, cette huile doit être bue, de préférence mélangée à du jus ou à d’autres aliments pour la rendre plus agréable. La quantité d’huile de ricin prise par les femmes dans les études scientifiques qui ont montré son efficacité est de 60 ml en une seule dose.

En pratique, il est possible de le prendre en plus une petite quantité, voire plusieurs fois.  

L’huile de ricin est efficace, car elle active l’intestin qui, à son tour, stimule l’utérus par proximité. Il semble également que l’huile de ricin ait aussi des effets sur les muscles de l’utérus en favorisant les contractions.

Il est possible qu’après avoir pris de l’huile de ricin, vous ressentiez une sensation de nausée ou de diarrhée. Mais, c’est tout de même une méthode d’induction à considérer avant de commencer une stimulation plus invasive comme l’induction pharmacologique.

Après avoir pris l’huile, n’oubliez pas de boire beaucoup d’eau pour faire le plein, surtout en cas de vomissements ou de diarrhée.

Avant de l’utiliser, discuter avec celles qui suivent votre grossesse ou avec les professionnels de l’établissement que vous avez choisi pour accoucher.

2. Manger des dattes

Les dattes sont des fruits très nutritifs. Elles contiennent un pourcentage élevé de glucides, de vitamines B, de calcium, de magnésium et de potassium, de protéines et de lipides. On y retrouve également 15 types de sels minéraux, de protéines et de vitamines.

Les chercheurs pensent que la datte est efficace pour induire un travail à terme en raison de ses propriétés nutritionnelles et biochimiques. En fait, les dattes semblent affecter les récepteurs de l’ocytocine et aider les muscles utérins à se contracter efficacement.

Pour cette raison, les dattes peuvent également être consommées pendant le travail pour soutenir les contractions et les mères, car elles sont très énergisantes.

Une recommandation importante, cependant, est de ne pas les manger si vous souffrez d’hyperglycémie ou de diabète déjà diagnostiqué, car ce sont des fruits très sucrés.

En fin de grossesse, après en avoir parlé à votre sage-femme ou à votre médecin, vous pouvez prendre environ 70 à 100 grammes de dattes par jour, elles vous aideront dans la maturation du col utérin et stimuleront les contractions.

1. Le sexe

Il n’a pas été prouvé, parce que c’est très difficile à faire, que le sexe est vraiment une méthode de déclenchement du travail.

Cependant, on suppose qu’avoir des relations sexuelles est efficace pour soulager la tension et vous faire produire de l’ocytocine, l’hormone de l’amour, surtout si vous atteignez l’orgasme.

De plus, le sperme est riche en prostaglandines qui, entrant en contact avec le col utérin, pourraient favoriser sa préparation. En fait, les prostaglandines sont une hormone connue pour induire le travail.

Une autre chose à ne pas sous-estimer est que les mamelons sont souvent stimulés pendant l’activité sexuelle et cela, comme nous l’avons vu précédemment, peut être une méthode efficace pour induire à l’accouchement.

De plus, avoir des relations sexuelles est associé à une augmentation des contractions utérines. Donc, même s’il n’y a aucune preuve scientifique pour soutenir le sexe, cela vaut la peine de le faire à la fois pour les raisons expliquées ci-dessus.

Toutefois, avoir des relations sexuelles est contre-indiqué dans le cas des grossesses à haut risque. Si vous rompez le sac d’eau amniotique, si vous avez une insertion placentaire basse ou un risque accru d’accouchement prématuré, aller au sexe n’est pas la bonne méthode.

Certaines études montrent comment avoir des relations sexuelles au terme de la grossesse peut raccourcir la durée du travail, maintenir les niveaux d’ocytocine dans le sang de la mère à un niveau élevé et même réduire la probabilité d’accouchement par césarienne.

Voilà 10 astuces pour induire naturellement un travail à terme, à prendre en considération si vous et votre bébé allez bien. Toutefois, il est judicieux d’en parler avec ceux qui suivent votre grossesse avant de les appliquer.